Ni les chiens qui boitent, ni les femmes qui pleurent / Laurence Cordier – Cie La Course Folle

2020
Équinoxe – Scène Nationale de Châteauroux

d’après les écrits de Frida Kahlo mise en scène Laurence Cordier jeu Delphine Cogniard, Paola Cordova, Aline Le Berre, Laurent Manzoni adaptation Laurence Cordier et David D’Aquaro d’après Le journal de Frida Kahlo et Frida Kahlo par Frida Kahlo de Frida Kahlo dramaturgie David D’Aquaro scénographie Cassandre Boy son Nicolas Daussy lumière Alix Veillon costumes Augustin Rolland régie générale Mehdi Meskini stagiaires à la mise en scène Marine Proot et Laura Guitteny

« Peut-on inventer des verbes ? Je veux t’en dire un : Je te cièle, ainsi que mes ailes s’étendent énormes pour t’aimer sans mesure. » Frida Kahlo

Après une première immersion dans l’œuvre d’Annie Ernaux, voici le nouveau portrait féminin de la metteuse en scène Laurence Cordier d’après le journal et la correspondance de Frida Kahlo.
Bouleversants à découvrir ou à retrouver, les écrits de Frida Kahlo donnent à ressentir un univers intérieur contrasté et troublant duquel surgissent son incroyable force existentielle, son courage infini et la poésie poignante qui les traversent.

C’est bien cette prédisposition à l’écriture introspective qui a touché Laurence Cordier par delà la féministe volage, l’amoureuse fusionnelle du peintre muraliste Diego Rivera ou la peintre expressive qu’André Breton qualifiait même de ruban autour d’une bombe !  Laurence Cordier nous offre un deuxième opus de l‘intimement féminin sans y gommer aucune aspérité, aucune douleur, aussi sensuel que puissant porté par trois comédiennes et un comédien qui donneront chair aux multiples facettes de Frida Kahlo. Un hymne ardent et étourdissant à la création et à la vie.

© Stephane Gaillochon

Qui croire / Guillaume Poix

2019
Comédie de Béthune – CDN Hauts-de-France

texte et mise en scène Guillaume Poix jeu Sophie Engel voix off Juliette Séjourné son Guillaume Vesin lumière Arthur Gueydan costume Augustin Rolland coiffure en collaboration avec Agathe Petit

Seule en scène, l’actrice Sophie Engel n’a de cesse de parler. Son flot s’adresse à quelqu’un que l’on ne voit pas. Il est là, dans ses mots, tout entier contenu dans son verbe, mais sa présence échappe à tout regard. Elle lui raconte son histoire, laisse planer les incompréhensions qui tourmentent son esprit. Elle ne comprend pas pourquoi personne ne la croit plus, pourquoi elle‑même ne croit plus en ce qu’elle raconte. Cette femme est étrange, drôle, effrayante : elle se demande si elle n’est pas Dieu…

© Camille Graule – Collectif des Routes

Salopards / Ferdinand Barbet

2019
La Comédie, Centre dramatique national de Reims

texte et mise en scène Ferdinand Barbet jeu Salim-Éric Abdeljali, Louise DupuisBenjamin Dussud, Lucas Gentil, Éloïse Hallauer, Lucile Oza, Camille Soulerin, Potochkine (Pauline Alcaïdé, Hugo Sempé) musique Potochkine scénographie Cassandre Boy son Adrien Kanter lumière Gautier Devoucoux costumes Augustin Rolland coiffures en collaboration avec Agathe Petit régie générale Emma Query assistanat à la mise en scène Naïma Perlot–Lhuillier

Le projet s’élabore par cercles concentriques. Ferdinand Barbet a fait le choix d’étudier trois figures d’hommes, un grand-père, un père, un fils. Une dynastie de poètes sur trois générations. Le grand-père est un homme à femmes tyrannique. Son fils est aussi poète. Mais son œuvre a beaucoup moins de succès que celle de ce père, mâle dominant qui règne sur sa descendance. Cependant il reprendra le flambeau. Il rejoue la carte de la virilité paternelle et fait de la course automobile par besoin d’adrénaline. Le petit-fils refuse son héritage, abandonne la plume et se réfugie dans le mutisme. Pas assez virilpeut-être ? Il va avoir du mal à se connecter au monde autour de lui. La même équipe de comédiens et d’artistes qui a construit Quelqu’un arrive et je ne me connais plus se lance dans l’aventure de Salopards, avec la présence survitaminée sur scène du groupe Potochkine.

© Romu Ducros

Narcisse / Ferdinand Barbet

2018
La Comédie, Centre dramatique national de Reims

texte et mise en scène Ferdinand Barbet jeu Salim-Éric AbdeljaliLouise DupuisBenjamin Dussud, Lucas GentilÉloïse HallauerLucile Oza, Camille Soulerin, Potochkine (Pauline Alcaïdé, Hugo Sempé) musique Potochkine scénographie Cassandre Boy son Adrien Kanter lumière Gautier Devoucoux costumes Augustin Rolland régie générale Emma Query assistanat à la mise en scène Naïma Perlot–Lhuillier

Ferdinand Barbet revisite le mythe d’Ovide : Narcisse, une jeune lycéenne modèle courtisée par ses camarades de classe, fait la connaissance d’une nouvelle venue, Cléo. Entre les deux va naître une passion inattendue qui bouleverse la position de Narcisse. Et l’arrivée de l’intrus pose question… Qui aime-t-on quand on aime « soi » ? Peut-on prendre le  risque de se connaître ? 

La jeune Narcisse pourra-t-elle se laisser aller à cet amour, au risque de détruire l’image conventionnelle qu’elle s’est construite ? Cette pièce constitue le deuxième volet du diptyque « Quelqu’un arrive et je ne me connais plus »que Ferdinand Barbet consacre cette année à la question de l’intrus. Après l’avoir abordé de manière sociale et politique à travers Les Bacchantes, il le déplie ici sur son versant intime. 

© Fulbert First / Romu Ducros

WHO’S WHO / Cie Prisca Ward

2018
Théâtre des Cordeliers – Annonay

chorégraphie, scénographie Prisca Ward interprètes Aurélien Faravelon, Baptiste Ménard, Augustin Rolland, Prisca Ward lumière Bruno Sourbier regard théâtre et mise en scène Louka Petit-Taborelli

Pour cette première création qui sera l’aboutissement d’une résidence de travail au Théâtre des Cordeliers, Prisca Ward interroge le rôle social du vêtement et l’influence qu’il peut avoir sur la danse dans un dialogue sensible et puissant.

Deux hommes et une femme sont au centre de la pièce. Un costumier en est le chef d’orchestre, le marionnettiste. Les costumes sont ses outils. Par le choix des costumes et des contraintes intrinsèques ou imaginaires qu’ils amènent, le costumier guide les personnages dans leur rencontre, dans leurs dialogues, dans leur histoire. Le vêtement est le point de départ d’un jeu humain.

© Camille Arnaud

Histoires sans gloires et pratiquement sans péril pour 4 voix sur pente raide / Collectif moitié moitié moitié

2018
Théâtre Les Halles – Sierre

conception, mise en scène, jeu Cécile Goussard, Adrien Mani, Matteo Prandi, Marie Ripoll collaboration artistique François Renou lumière Guillaume Gex costumes Augustin Rolland

Avez-vous déjà passé une nuit seul en altitude ? Est-il prudent d’entonner une polyphonie corse par une nuit d’orage ? Un berger sans moutons cesse-t-il d’être un berger ? Quelles seraient les implications politiques, morales et ontologiques d’une preuve scientifique et irrévocable de l’existence d’Heidi ? Quatre choristes suspendus à une paroi, c’est un quatuor à cordes ?

Histoires sans gloire et pratiquement sans péril pour 4 voix sur pente raide est une pièce qui s’écrit à partir de matériaux puisés dans l’imaginaire de la montagne et de la pratique du chant à quatre voix. Un spectacle qui parle de la solitude, des peurs et de la mort. Mais avec des moutons, aussi.

© Sébastien Monachon

Les Bacchantes / Ferdinand Barbet

2018
La Comédie, Centre dramatique national de Reims

texte d’après Euripide adaptation et mise en scène Ferdinand Barbet jeu Salim-Éric AbdeljaliLouise DupuisBenjamin Dussud, Lucas GentilÉloïse HallauerLucile Oza, Camille Soulerin, Potochkine (Pauline Alcaïdé, Hugo Sempé) musique Potochkine scénographie Cassandre Boy son Adrien Kanter lumière Gautier Devoucoux costumes Augustin Rolland régie générale Emma Query assistanat à la mise en scène Naïma Perlot–Lhuillier

Dionysos-Bacchus revient à Thèbes, sa ville natale, et réclame que son origine divine soit reconnue et son culte respecté. Mais la ville lui ferme ses portes et entraîne sa terrible vengeance ! Cette pièce est porteuse d’une multitude de sens qui viennent percuter notre monde actuel. Comment faire face à celui dont la différence nous déstabilise ? Une version politique survitaminée et musicale avec le groupe Potochkine.

« Les deux pièces (Les Bacchantes du 11 au 20 janvier 2018 et Narcisse du 13 au 20 avril 2018 à la Comédie de Reims) forment un diptyque, avec une scénographie, une distribution et une bande originale communes. Une épopée qui s’étend sur une période longue de 2500 ans pendant laquelle les hommes s’efforcent de dresser des murs entre eux… Nous allons interroger leur raison d’être. » Ferdinand Barbet

© Marthe Lemelle

Vinci avait raison / Floriane Mésenge

2017
Théâtre Contexte Silo – Renens

texte Roland Topor adaptation et mise en scène Floriane Mésenge jeu Sarah Anthony, Sébastien Gautier, Virginie Kaiser, Loïc Le Manac’h, Olivier Magnenat, Margot Van Hove scénographie Amélie Auffret son Alexandre Menexiadis lumière Léo Garcia costumes Augustin Rolland regard extérieur Romain Daroles

Une maison de campagne ; une parodie de Vaudeville ; un couple, les Moreau. Alain dans le rôle du policier. Un autre couple, les Boulin. Guy dans le rôle du flic qui deviendra grand. Un fils attardé. Une fille au pair Suédoise. Les toilettes sont bouchées. Une traque policière s’engage au sein de la maison. Une question subsiste : qui est le coupable ?

© Nicolas Lieber

Mon Petit Monde Porno / Sarah Calcine

2017
La Manufacture, Haute école des arts de la scène – Lausanne

texte d’après Gabriel Calderón mise en scène Sarah Calcine jeu Cécile Goussard, Adrien Mani, Loïc Martin, Antonin Noël, Lisa Veyrier, Arthur Viadieu scénographie Lucie Meyer lumière Céline Ribeiro costumes Augustin Rolland assistanat à la mise en scène Marion Chabloz

Aux abords du monde, un soir d’anniversaire, dans les chambres d’un motel miteux, des séquences en solo, en duo ou en trio se succèdent et forment un kaléidoscope de scènes de sexe, de violence, de désespoir, d’amour et de solitude, où toujours il est question d’aller chez l’autre, dans lui, dans son intérieur, au propre comme au figuré.

Nous allons raconter cette histoire, entre réalité et fiction, pendant le pot de première de OUT 4 et pour la fête de dernière du festival.

L’histoire d’un lieu où l’on fait la fête, où il y a représentation. Un lieu où on est seuls ensemble. Un lieu qui exclut aussi, des mecs du quartiers qui squattent des tables de pique-nique. L’histoire d’une école, d’une bulle, d’un bordel, d’un monde.

Nous allons raconter comment on s’y sent seul alors qu’autour de nous il y a le tourbillon. Raconter comment on y aime, comment on y bouffe, comment on y pleure, comment on y fantasme.

© Gregory Batardon

Pas perdus / Jean-Daniel Piguet

2016
La Manufacture, Haute école des arts de la scène – Lausanne

texte et mise en scène Jean-Daniel Piguet jeu Romain Daroles, Loïc Le Manac’h, Adrien Mani, Mélina Martin, Marie Ripoll présence de Prescilla Amany, François Gaudard, Dorian Rochat scénographie Joëlle Rigal costumes Augustin Rolland dramaturgie Lola Giouse

« Notre monde à nous va jusqu’où nos yeux vont. »

© Sébastien Monachon